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GUERRE HYBRIDE, LA BATAILLE DES IMAGES ET DES ESPRITS


GUERRE HYBRIDE, LA BATAILLE DES IMAGES ET DES ESPRITS

 

Brahim Al Maghribi

maroc-patriotique

 
GUERRE HYBRIDE, LA BATAILLE DES IMAGES ET DES ESPRITS

Depuis la finale de la Coupe d’Afrique des Nations 2025 entre le Maroc et le Sénégal, une offensive numérique sans précédent s’est abattue sur les réseaux sociaux. Ce n’est pas une simple rivalité sportive qui s’exprime mais une campagne coordonnée de manipulation de l’information, orchestrée par les relais du régime algérien et leurs soutiens. Ces acteurs, bien rodés aux techniques de guerre hybride, recyclent une méthode soviétique classique, les « mesures actives » (active measures), pour semer le doute, fragiliser le moral collectif marocain et provoquer une implosion interne. L’objectif ? Transformer un évènement sportif ici en terrain de bataille psychologique, où l’image falsifiée devient l’arme ultime contre l’unité nationale.

 
Les services de renseignement soviétiques du KGB avaient théorisé cette doctrine dès les années 1920 en créant des fakes crédibles pour affaiblir l’adversaire de l’intérieur. Il ne s’agit pas de convaincre par la vérité, mais de semer le doute jusqu’à ce que l’ennemi doute de lui-même. Comme l’expliquait Jacques Ellul dans ses travaux sur la propagande, ou comme le décrivent les analyses modernes de la désinformation russe, l’arme n’est plus la balle, mais l’image, le montage et la capture d’écran. À l’ère de l’intelligence artificielle, ces méthodes deviennent hyperréalistes : deepfakes, montages Photoshop perfectionnés, faux likes générés en quelques clics.
 

Les relais du régime algérien, présents sur X, Instagram, Facebook et TikTok via des comptes anonymes ou pseudo-médias, ont parfaitement intégré cette doctrine. Ils produisent en masse des contenus qui exploitent la charge émotionnelle du football pour toucher la sensibilité collective marocaine : fierté nationale, unité autour des Lions de l’Atlas, attachement au drapeau et à la patrie.

Un cas emblématique circule depuis la finale avec des captures d’écran montrant par exemple le joueur sénégalais Pape Gueye agitant le trophée de la CAN, avec, dans les likes, les noms d’internationaux marocains. Le message implicite est clair : « Même vos joueurs valident la victoire adverse, ils abandonnent votre combat et se rangent du côté de la vérité ».


Toute vérification directe sur le compte officiel de Pape Gueye révèle la supercherie : aucun like de ce type n’existe. Les joueurs marocains n’ont jamais interagi avec cette publication. Aucune trace, aucun historique. Les équipes de communication des joueurs et de la FRMF encadrent strictement ces interactions, surtout dans un contexte aussi sensible. Pourtant, le fake a circulé massivement, générant des réactions de découragement chez certains supporters : « Si eux likent, à quoi bon continuer ? ». C’est exactement l’effet recherché : la démoralisation numérique.

Autre exemple emblématique précédent, relayé par les mêmes réseaux : l’affirmation selon laquelle des navires transportant des armes à destination d’Israël feraient escale au port de Tanger-Med. Objectif affiché ? Toucher la sensibilité pro-palestinienne du peuple marocain, créer une contestation massive et faire imploser la cohésion nationale. Aucune preuve vérifiable n’a jamais été produite. Les autorités marocaines et les compagnies maritimes concernées (comme Maersk) ont démenti. Mais le doute était déjà semé, les débats enflammés, et l’image du Maroc « complice » diffusée à grande échelle.

Ces opérations ne sont pas spontanées. Elles suivent un schéma scientifique bien documenté en psychologie sociale (effet de la « preuve visuelle instantanée ») : une image est perçue comme vraie par défaut, surtout si elle active une émotion forte (colère, trahison, injustice). La viralité fait le reste : en quelques heures, des milliers de partages avant que la vérification n’arrive.

L’intention est limpide et assumée dans les doctrines de guerre informationnelle. Créer le doute sur la loyauté des figures publiques marocaines, provoquer des réactions impulsives chez les esprits les plus fragiles (« J’abandonne la lutte digitale »), espérer une contestation interne qui affaiblisse l’image du Maroc à l’international voir toucher la sensibilité collective pour transformer une fierté nationale en fracture sociale.
 

C’est la version moderne de la « maskirovka » soviétique : masquer la réalité derrière un voile de faux pour désorganiser l’adversaire. Et cela marche particulièrement bien dans le contexte post-CAN, où l’émotion est à son comble.


À l’ère de l’IA générative, voir ne veut plus dire croire. Voici la règle d’or, simple, scientifique et patriotique que nous transmettons à nos compatriotes :

 

Vérifiez toujours à la source : allez directement sur le compte officiel du joueur, de la FRMF ou de l’institution concernée. Ignorez les captures d’écran isolées.


Si la vérification est impossible ou trop longue : considérez le contenu comme un fake. C’est la posture défensive par défaut face à la désinformation.


Ne réagissez pas émotionnellement : c’est précisément ce que cherchent les manipulateurs. Pause. Vérifiez. Partagez uniquement la vérité.


Signalez et contre-attaquez par la vérité : chaque fake démonté renforce notre résilience collective.


Les Marocains ont toujours su faire face aux adversités avec intelligence et unité. Cette guerre numérique n’est pas différente du terrain et elle se gagne par la discipline, la clairvoyance et la fierté nationale.

Les relais du régime algérien peuvent multiplier les fakes, les montages IA et les provocations. Ils ne pourront jamais atteindre l’âme marocaine : celle d’un peuple uni, fier de sa représentation et de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, qu'Allah L'assiste.

La véritable victoire ne se joue plus seulement sur le terrain mais dans les esprits. Et sur ce terrain-là aussi, le Maroc gagne : par la vigilance, la vérité et l’unité indéfectible de ses citoyens.


Marocains, restez vigilants. Vérifiez et ne tombez pas dans le piège.

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